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Alerte rouge : nos camarades italiens en grand danger

Source : Daniele Restoin ASS MEMOIRE A VIF

L’information : par l’AFP

Sept anciens membres des Brigades rouges italiennes, condamnés en Italie pour des actes de terrorisme commis dans les années 70-80, ont été interpellés en France mercredi matin, à la demande de l’Italie, et trois autres sont recherchés. Les ex-brigadistes arrêtés doivent être présentés d’ici 48 heures devant le parquet général de la cour d’appel de Paris, avant qu’un juge ne statue sur leur éventuelle détention ou leur remise en liberté sous contrôle judiciaire, le temps de l’examen par la justice des demandes d’extraditions italiennes.

L’établissement de cette liste de dix noms est le fruit "d’un important travail préparatoire bilatéral, de plusieurs mois, qui a conduit à retenir les crimes les plus graves", a souligné l’Elysée. "Le président a souhaité régler ce sujet, comme l’Italie le demandait depuis des années (...). La France, elle-même touchée par le terrorisme, comprend l’absolu besoin de justice des victimes. Elle s’inscrit également, à travers cette transmission, dans l’impérieuse nécessité de la construction d’une Europe de la Justice, dans laquelle la confiance mutuelle doit être au centre", a conclu la présidence.

Les réactions :

L’avocate de cinq des sept anciens brigadistes interpellés, Irène Terrel, a dénoncé cette opération : "Je suis indignée et je n’ai pas les mots pour décrire cette opération qui s’apparente à une mini-rafle…Depuis les années 1980, ces gens-là sont sous la protection de la France, ils ont refait leur vie ici depuis 30 ans, sont installés au vu et au su de tous, avec leurs enfants, leurs petits-enfants... et au petit matin, on vient les chercher, 40 ans après les faits ?… C’est innommable et irrecevable en droit ». Elle a décidé de contester ces procédures d’extradition.

Aucune autre réaction pour le moment.

Mémoire à Vif et les réfugiés italiens :

Parmi les camarades arrêtés mercredi figure notamment Marina Petrella, 66 ans, que les anciens de Mémoire à Vif connaissent bien. Réfugiée en France depuis 1993, elle avait reconstruit sa vie sur la base de la parole donnée par le Président Mitterrand au nom de l’Etat français en 1985, parole respectée par les gouvernements successifs jusqu’en 2002. Elle était venue à La Villedieu en 2005, avec Oreste Scalzone et Dominique Grange, lors de la journée organisée par notre association sur le thème « Asile/Exil ». Arrêtée en août 2007, elle avait entamé une très longue grève de la faim et Mémoire à Vif avait organisé un concert de soutien au défunt Woodstock Boogie Bar. Finalement, le Président Sarkozy avait refusé son extradition en raison de son état de santé qui s’était dramatiquement détérioré pendant sa détention. La voilà de nouveau dans le collimateur avec neuf autres de ses compagnes/compagnons.

Notre silence nous rend complices mais tétanisé.es par la pandémie, nous avons pris l’habitude de nous taire et le soutien aux réfugiés italiens est passé de mode. En des temps anciens, les Malberg, Hessel, Jacquard, De Felice…clamaient haut et fort leur indignation, des comités de soutien s’étaient créés un peu partout en France, Tardi avait réalisé une affiche, Dominique Grange avait écrit une chanson "Droit d’asile". Dans l’urgence, aujourd’hui, que pouvons-nous faire sinon vous transmettre l’information et crier, même si c’est dans le désert : NON ! Pas en notre nom ! A vous de prendre le relai…

Danièle

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