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La Conquête du pain. Boulangerie bio autogérée à Montreuil

Cofondée en avril 2010 par deux militants libertaires, Thomas du Réseau No Pasaran et Pierre de la Fédération anarchiste4,5, et de « deux non-militants qui avaient une vision plus entrepreneuriale »6, la coopérative emploie neuf salariés, plus deux apprentis. Le salaire horaire est le même pour tous (sauf pour les apprentis), de même que la répartition des bénéfices7 : « On fonctionne à l’égalité forfaitaire ce qui revient à une paye mensuelle de 1 500 € qu’on a dû baisser à 1 350 € par mois pour pouvoir embaucher une personne pour la livraison. Cela dit, on n’a pas les mêmes charges, ni forcément les mêmes horaires. Pour la production, certains viennent bosser à 3 h 30, d’autres à 8 h, d’autres viennent bosser le dimanche. »8

Les boulangers se réclament du communisme libertaire : « Communisme parce que nous voulons « mettre en commun », partager. Libertaire parce que nous refusons l’idéologie autoritaire et pensons que l’égalité sans la liberté n’est rien. »9

Pas de chef, des salaires égaux et des décisions prises par tous en assemblée générale toutes les deux semaines5, l’équipe de La conquête du pain met en pratique les principes autogestionnaires même si elle reconnait ses limites6 : « On essaie de mettre en place un principe de mandat impératif et de responsabilité individuelle [...] Chaque personne mandatée est responsable d’un secteur : production, vente, plan de nettoyage, etc. En règle générale, dans nos AG, il n’y a pas de place pour la théorie. »8. Le collectif ne mésestime pas les difficultés : « une production de qualité, mais qui ne soit pas destinée qu’à ceux qui ont les moyens ; l’égalité dans le travail, dans le pouvoir et dans l’argent, pas toujours facile à réaliser face aux différences de compétences et d’investissement ; la pénibilité du travail et le sexisme régnant dans l’artisanat boulanger. »10 Ils voient leur boulangerie comme une expérimentation au service de la transformation sociale : « L’autogestion est très théorisée dans les milieux libertaires mais rarement mise en pratique. On voulait expérimenter un truc dont on parlait régulièrement, voir les problèmes posés par le système politique de remplacement [...] et s’en servir comme appui aux luttes »1.

Concrètement, ils fournissent du pain à certains squats ou grévistes et disposent des caisses de soutien à des mouvements sociaux dans leur magasin. Chaque client peut également demander le tarif social, par exemple une réduction de 25% pour les baguettes, sans avoir à se justifier de quoi que ce soit1,4. Ils redistribuent gratuitement les invendus chaque soir à 20 heures2,5,11.

Seule expérience historique du même ordre à Paris : La Fraternelle, boulangerie coopérative née au début du XXe siècle qui ferme dans les années 19904. wikipedia

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Boulangerie autogéréé Montreuil La conquete du pain Kropotkine_Elisee Reclus 2è édition 1892
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